Trouver un titre, c’est souvent la dernière chose que fait un auteur. En ce qui me concerne, c’est rarement le cas. J’ai déjà l’histoire en tête et je trouve le titre assez rapidement. Parfois, ce sont même les titres qui m’inspirent les histoires. Prenez Maléfice, la nouvelle que j’ai écrite en Grèce. J’avais déjà le titre et avant même, j’avais la couverture de prête, pour tout vous dire.

Le titre de ce nouveau roman?

Ca y est. Je crois que j’ai trouvé un titre à mon nouveau roman. Enfin, je crois l’avoir trouvé car j’en avais déjà plusieurs. Cependant, après les avoir tous essayés, après les avoir imaginés, je me suis vite lassé. Je ne trouvais pas qu’il correspondait à l’histoire que j’ai pensé. Ni aux personnages. C’est tragique, n’est-ce pas? Supprimer le titre d’un de ses livres, c’est un peu le tuer.

Trouver un titre, c’est donner un nom

Un titre, cela peut faire et défaire un livre. C’est à la fois son nom mais c’est aussi sa raison d’être. Le fil conducteur de son existence. C’est ce qui restera gravé dans la tête du lecteur, ce qui le définira indéfiniment. Toutefois, un livre ne se limite jamais à son titre. Et c’est toute la complexité de mon écriture. J’écris des romans autour de sujets complexes. Je ne me limite jamais à la simplicité, je construis des histoires imbriquées, des intrigues originales – j’essaie – et ma narration est particulière. Je n’ai jamais vu l’intérêt d’écrire des romans de « genre ». Mon ambition n’est pas d’être Balzac, ni Zola. Je me demande bien d’ailleurs comment ils faisaient pour trouver un titre. Peu importe. Ce qui est important, c’est d’écrire un titre original. Du moins, c’est ainsi que je réfléchis.

Ne jamais copier

Pour ce qui est de l’écriture, copier est naturel. Pour ce qui est d’un titre, jamais. Je ne recommande pas de copier les titres à la mode. Les auteurs vont faire les innocents mais ils calquent leurs titres sur les oeuvres en vogue. Manque d’inspiration ou simple manque d’imagination… Qui sait. Pourtant, je comprends la difficulté de donner vie à une oeuvre et donc de lui donner un nom. Pour ma part, nommer mon oeuvre, c’est la tuer. Et c’est très bien comme ça.

Guillaume Duhan

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août 2, 2017

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