Le souvenir tient une part importante dans l’écriture, c’est indéniable. Mais quel auteur peut prétendre écrire sans se souvenir? Je me le demande bien.

Ecrire pour se souvenir… Ou pour se venger

Je vais vous faire une confession. Avec ce nouveau roman, je n’écris pas pour me souvenir, plutôt pour me venger. Me venger des autres, de ce que j’ai vécu, de la déception. Partir sans régler ses comptes, sans avoir délivré les secrets qui tapissent mon inconscient, c’est hors de question.

Ne jamais subir, toujours faire face

Résister. Un mot dont chacun pense connaître le sens alors qu’il ne le regarde que de sa petite perspective. Il ne suffit pas de persévérer; il faut résister. Ne jamais subir, toujours faire face.

Dans la vie comme dans l’écriture d’un nouveau roman, c’est difficile tous les jours. La vie ne fait pas de cadeau, elle vous prendra tout. Alors, se mettre à sa table, se replonger dans le rêve, visionner l’ensemble et être attentif à chaque détail: c’est une nouvelle guerre au quotidien. Il faut en être conscient et lorsqu’on l’oublie, il faut se le rappeler. Sinon, on baisse vite la garde et on se laisse dépasser.

Que l’on s’entende, le nouveau roman est toujours l’ennemi de l’auteur

Ce salaud essaie de me résister. Il ne dort jamais, me harcèle, me condamne à patienter, le temps qu’il trouve le moyen de m’achever. C’est une pourriture ne veut pas se plier à ma volonté, il ne veut pas prendre la forme que je lui donne, il veut me contraindre à l’échec. Il se débat, invente sans cesse des moyens de s’en sortir, il m’échappe constamment… Il me sous-estime quotidiennement. Cependant, Je n’ai jamais tendu la main à l’ennemi et ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer.

Ecrire n’est pas un art destiné aux faibles. Mais aux combattants.

Partager
Share on Facebook0Tweet about this on Twitter17Share on Google+0Pin on Pinterest1Share on LinkedIn0Share on Reddit0Email this to someone

juillet 31, 2017

Comments

Laisser un commentaire