C’était déjà arrivé lors de l’écriture de mon premier roman Le Clairvoyant. Comme tout roman que l’on débute, on s’arrête. On s’arrête même souvent. C’est inévitable, l’écriture demande de l’inspiration et l’inspiration, ça va, ça vient. Alors, je l’avoue, je suis dans une période de doute en ce moment. Je me demande est-ce que je pars dans la bonne direction? La réponse est la suivante: je dois réécrire les passages les plus importants.

Pourquoi?

Pour une raison simple: le roman doit être cohérent du début à la fin. Et là, je doute. Et si ma voix n’est pas la même du premier mot au dernier, alors j’aurai perdu mon challenge. Néanmoins, je pourrais me dire que c’est toujours moi qui écris. Je pourrais penser qu’il n’y a pas d’autre narrateur que moi et donc, que je suis le seul capable de parler à travers ces phrases. J’aurai tort.

On peut rater un roman

Il n’y a pas que des bons livres, il faut se le dire. Dans un article, je vous avouais que je ne finissais jamais les livres chiants. C’est vrai. On peut tout aussi bien rater un roman que l’on écrit. C’est un fait. On peut écrire de la merde. D’ailleurs, c’est ce que l’on fait la plupart du temps. Mais je refuse de passer mon temps à écrire de la merde.

Je préfère prendre mon temps

Il ne faut se précipiter dans rien. Prendre son temps est toujours la meilleure décision. Je vais donc reprendre ce nouveau roman, du moins les parties qui ont besoin d’être reprises. Cela prendra plus de temps, cela décale ma présentation devant un éditeur mais peu importe. De toute façon, il est hors de question de me faire mépriser par un vendeur de papier dès huit heures du matin, mal réveillé parce qu’il a passé la nuit avec sa maîtresse… Avoir des doutes c’est naturel. C’est ne pas en avoir qui serait alarmant.

Guillaume Duhan

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septembre 6, 2017

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